Carlo Ancelotti et ses joueurs ne s'en étaient pas
cachés. Ils étaient prêts à exulter. Prêts à célébrer, sur le terrain de
leur rival lyonnais, le titre qui leur était promis depuis quelques
semaines déjà. Le troisième de l'histoire du club, sevré depuis 1994.
Vainqueurs du choc grâce à une réalisation de Jérémy Ménez,
les Parisiens ont réécrit l'histoire, en leur faveur cette fois, levant
le souvenir amer de 2006, année où l'OL avait été couronné dans leur
antre du Parc des Princes. Et balayant, du même coup, les vestiges du
titre abjectement perdu au profit de Montpellier la saison passée. A
deux journées du terme, ils comptent sept points d'avance sur Marseille,
dauphin accrocheur mais finalement décroché.
Les
hommes de Rémi Garde, dont la troisième place est menacée par Lille et
Nice (à trois points), ont tenté, comme l'avait fait l'OM auparavant, de
repousser au maximum le sacre parisien, pourtant devenu inéluctable.
S'ils ont su hisser leur niveau de jeu, corriger leurs points faibles,
pour apprivoiser des Parisiens inébranlables, les Rhodaniens ont
finalement craqué. Malgré les absences conjuguées de Thiago Silva,
Lucas, Sirigu et Verratti, Paris, alliage de puissance collective et de
qualités individuelles, a su prendre la mesure du match. Sans
véritablement forcer. Le PSG a su faire de Gerland, terre hostile sur
laquelle il ne s'était imposé qu'une seule fois lors des 20 dernières
années, une terre de sacre. Sous la houlette qatarie, Paris grandit. Il a
franchi, ce dimanche soir, le premier des paliers.

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